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Mathias Flattin dans Le Revenu : le leasing, classe d'actifs émergente

Dans son numéro de février 2026, Le Revenu a publié une tribune de Mathias Flattin sur le leasing immobilier : pourquoi la location avec option d'achat devient une classe d'actifs à part entière en Europe.

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Dans son numéro de février 2026, Le Revenu a publié une tribune de Mathias Flattin sous le titre Leasing immobilier : l'émergence d'une nouvelle classe d'actifs en Europe.

Le point de départ est arithmétique. CBRE estime qu'il manque 9,6 millions de logements en Europe, environ 3,5 % du parc, la France, le Royaume-Uni et l'Allemagne ajoutant à eux seuls 560 000 unités par an au déficit. Les dispositifs publics ne le comblent plus : le Royaume-Uni a arrêté Help to Buy, qui avançait jusqu'à 40 % du prix à 387 000 foyers.

Le désir, lui, n'a pas bougé. Soixante-dix-sept pour cent des 18-30 ans se rêvent propriétaires à 35 ans. Ce qui a bougé, c'est l'accès : quatorze années de revenus pour acheter à Paris ou à Londres contre six au début des années 2000, et un taux de propriétaires de moins de 35 ans passé de 57 % à 39 % au Royaume-Uni, de 55 % à 30 % en Espagne, de 63 % à 46 % en Belgique.

La tribune développe ensuite le parallèle qui donne son nom au modèle. Le leasing est né pour les flottes d'entreprise dans les années 1960 et représenterait aujourd'hui la majorité des ventes de véhicules neufs en Europe, sur trois mécanismes : mutualisation du risque, optimisation de la valeur résiduelle, services adossés. Transposé au logement, le principe tient mieux encore, parce qu'un bien résidentiel ne se déprécie pas comme une voiture et que son occupant agit en propriétaire, investissant ses propres fonds pour en prendre soin.

Deux familles de montage sont comparées. La copropriété progressive, où le ménage achète une part puis rachète le reste, que Londres a portée à plus de 270 000 logements. Et la location avec option d'achat, où le ménage loue son futur logement, capitalise une part du loyer en apport et dispose d'une option d'achat sous deux à trois ans.

Le texte est franc sur ce que la seconde exige. La simplicité du produit, parce que la complexité tue l'adoption et la liquidité. La taille critique, pour lisser le risque sur un portefeuille et acheter en bloc avec décote. Et un opérateur qui connaît le terrain, qualifie le ménage et l'accompagne, parce que c'est là que la sinistralité se joue.

Paru dans Le Revenu, février 2026 (édition imprimée, abonnement).

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February 1, 2026
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